avr 03

Démocratie, oligarchies et mafias : une savante cohabitation

Extrait du livre Le vice obscur de l’Occident & La démocratie et ses Sujets

[…] À chaque scrutin électoral, il n’y a qu’un seul perdant à coup sûr, et ce n’est pas la faction qui a perdu, mais bien le peuple festoyant, ainsi que celui qui est resté à la maison à ruminer sa rancoeur pour les mêmes raisons absurdes qui poussent l’autre à descendre dans la rue. Que ce soit le Milan ou l’Inter qui gagne, c’est toujours au spectateur de payer le spectacle. Quant aux joueurs, la plus grande part du butin va certainement aux gagnants, mais les prix de consolation ne manqueront pas pour les perdants. Il existe en fait entre les oligarchies politiques, peu importe ce qu’elles disent pour s’en défendre, un pacte tacite pour que le jeu ne dérive pas vers des conséquences extrêmes. Cela ne conviendrait à personne. Il y a toute cette vaste zone publique et semi-publique qui permet de consentir de justes avantages aux perdants, s’assurant ainsi que la prochaine fois si la partie s’inverse, la faveur sera rendue. Même si elles sont en compétition pour le pouvoir, les oligarchies politiques sont unies par un intérêt commun qui prévaut sur tous les autres : l’intérêt de classe. Celui de la classe politique, avec ses franges, la seule classe qui ait pratiquement survécu. En savoir plus »

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mar 16

L’exemple de Berlusconi et d’une Italie qui a perdu tout sens de la légalité

Lorsqu’on a appris lundi dernier que Silvio Berlusconi, depuis son lit d’hôpital, avait demandé à ses parlementaires de renoncer à la manifestation de protestation devant le Tribunal de Milan « au nom du respect que j’ai toujours eu pour les Institutions, » je n’en croyais pas mes oreilles. Non parce que je pensais à des remords de la part du Cavaliere (et en fait, on a bien vu comment tout cela s’est terminé), mais pour l’effronterie absolue de cette affirmation. S’il y a un politique qui, même lorsqu’il était Premier ministre, a ces dernières années délégitimé tour à tour chacune des Institutions, c’est bien Silvio Berlusconi : les présidents de la République, tous « communistes » (y compris Giorgio Napolitano auquel il s’agrippe aujourd’hui en espérant une impossible et subversive intervention sur ses procès), la Cour constitutionnelle (« nid de communistes »), la Cassation, la magistrature ordinaire (« cancer de la démocratie », une affirmation répétée à l’étranger), le Conseil supérieur de la magistrature, la Cour des comptes, le Tribunal administratif régional et même les tribunaux civils (contre la sentence qui a condamné sa société Fininvest à dédommager la CIR de Benedetti pour l’arnaque du « Lodo Mondadori » obtenu grâce à la corruption du juge Metta). En savoir plus »

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mar 15

[Vidéo] L’Italie en laboratoire de la démocratie directe

 Après la récente percée du Mouvement 5 Stelleaux élections italiennes, se pose la question de comment mettre fin au modèle de développement de la démocratie libérale qui semble entrainer notre civilisation vers la catastrophe sociale, économique, morale, éthique. Beppe Grillo est-il sur la bonne voie en proposant de remettre le citoyen lambda au centre de la démocratie représentative ? Voici l’avis de Massimo Fini, penseur, journaliste, écrivain, proche de Beppe Grillo, le fondateur du Mouvement 5 Stelle en Italie.

Massimo Fini vient de publier en français deux livres en un : "Le vice obscur de l’Occident" et "La démocratie et ses Sujets", aux Éditions Le Retour aux Sources.


La Démocratie selon Massimo Fini par MassimofiniFR

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mar 13

Démocratie directe : pourquoi le rêve de Beppe Grillo n’est pas réalisable

Beppe Grillo voudrait abroger l’article 67 de la Constitution italienne qui dit ceci : « chaque membre du Parlement représente la Nation et exerce ses fonctions sans obligation de mandat. » [NdT : c’est-à-dire sans obligation autre que de rendre compte aux électeurs] Je comprends la préoccupation du leader du Mouvement 5 Stelle, non seulement à la lumière des récents scandales (Scilipotti, Razzi, De Gregorio), mais également vu cette satanée habitude qu’ont les partis d’aller piocher des éléments chez les voisins. Un des champions de cette manie est Clemente Mastella, qui avait cependant l’honnêteté parfaitement impudique de l’admettre, et alors qu’un jour Francesco Cossiga lui reprochait une de ses campagnes d’ « acquisitions rémunérées [de parlementaires] », il avait répondu de façon parfaitement ingénue : «  je ne comprends pas pourquoi quand je fais ce genre de chose pour mon parti c’est mal considéré, alors que c’était accepté lorsque je le faisais pour Cossiga. » En savoir plus »

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mar 06

[Vidéo] Massimo Fini interviewé sur le « boom » de Beppe Grillo

L’écrivain et journaliste italien Massimo Fini commente la récente percee du mouvement 5 stelle de Beppe Grillo aux elections italiennes.


Le boom de Beppe Grillo : l’aube d’une nouveau… par MassimofiniFR

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mar 04

« Boom » de Beppe Grillo, le coup d’envoi d’un nouveau système politique

Nos hommes politiques et leurs conseillers, souvent déguisés en journalistes, ressemblent à Alice au Pays des merveilles. Pendant des mois ils ne se sont pas aperçus du phénomène Grillo, sautillant d’une chaine de télé à l’autre, n’en parlant jamais sauf pour le qualifier de « populiste » ou d’ « antipolitique ». C’est seulement dans les derniers jours de la campagne électorale qu’on a vu poindre une certaine préoccupation. Il suffisait pourtant de mettre un peu le nez en dehors des studios de télé, de descendre dans la rue et d’entrer dans un bar ou de monter dans un bus pour sentir ce qui se passait. Si vous posiez la question [du vote] à un adulte, il vous répondait : « cette fois je ne vote pas, j’en ai marre qu’on se foute de moi, ou bien je donne mon vote à Grillo. » Les jeunes, dans des proportions inversées par rapport aux plus âgés, se déclaraient ouvertement « grillini » ou bien « apolitiques ». En savoir plus »

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fév 19

Les partis politiques devraient remercier Grillo

À mesure que s’approche la date des élections, les représentants des partis, qui ces dernières semaines ont inondé de leur présence tous les talk-shows  – sans jamais parler de lui, sinon en se référent de façon générique au « populisme » ou à l’ « anti-politique » Corriere della Sera tout en se gardant bien de le nommer directement -, et les colonnes des journaux liés au système, c’est-à-dire quasiment tous, s’aperçoivent aujourd’hui que Beppe Grillo existe, lui aussi. Après des mois d’un silence prudent, le lui a consacré, outre un éditorial de Pierluigi Battista, embarrassé et plutôt ambigu comme pratiquement tout ce qu’écrit Battista (ou Giuliano Ferrara), deux pages entières de son édition, où l’on apprend, entre autres, que le Mouvement 5 Stelle recueillerait 30 % des intentions de vote parmi les jeunes de 18 à 23 ans. Même lors des talk-shows  les plus soumis au Pouvoir, comme l’émission Porta a Porta, il est devenu impossible de ne pas parler de Grillo. En savoir plus »

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fév 13

Le perdant, c’est toujours l’électeur

Quelle agonie. On ne peut pas allumer le poste de télévision sans tomber immédiatement sur ces mêmes visages qui pontifient. On ne peut allumer la radio sans entendre leurs voix odieuses ni feuilleter un journal sans se voir submergés par un torrent de déclarations contradictoires, sans motivations, irréalistes, hyperboliques. Et ils semblent tombés de la dernière pluie. Tous vierges et purs. Pas un pour avoir, après 20 ou parfois 30 ans de vie politique, l’honnêteté intellectuelle d’assumer au moins en partie quelque responsabilité dans le désastre économique et moral dans lequel notre pays a sombré. Chacun la rejette invariablement sur l’adversaire, ou présumé tel. Ce spectacle devrait suffire à faire dire au citoyen doté d’un minimum de discernement : vous savez quoi ? Je ne vote pas, je ne veux pas vous légitimer, pour la nième fois, pour que vous me commandiez encore 5 ans, pendant lesquels je devrai de surcroit vous payer grassement. En savoir plus »

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jan 28

Ce qui se cache derrière le violent assaut contre la centrale en Algérie

Pour mieux comprendre les causes de l’incroyable sauvagerie des assaillants de la centrale d’In Amenas et la réaction non moins violente des commandos des forces spéciales algériennes, il nous faut revenir à plus de 20 ans en arrière. En 1991, les premières élections « libres » en Algérie, après 30 ans d’une sanglante dictature militaire, furent remportées par le FIS (Front islamique du Salut) avec 78,5 % des votes. Mais les généraux « coupe-gorge », avec l’appui de tout l’Occident, politique et intellectuel, annulèrent les élections, prétextant qu’avec le FIS, on aurait vu l’instauration d’une dictature. À dire vrai, le Front islamique du Salut, malgré son nom, n’avait rien de vraiment fanatique, et comptait dans ses rangs une majorité de groupes religieux modérés. Toujours est-il qu’au nom d’une hypothétique nouvelle dictature, on imposa à nouveau la précédente. Tous les principaux dirigeants du FIS furent jetés en prison.

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jan 19

L’Occident fomente le terrorisme

Depuis une semaine, les avions de chasse français, appuyés sur le plan logistique par la Grande-Bretagne et plus discrètement par les États-Unis (informations satellites), bombardent les troupes des islamistes intégristes et des Touaregs qui, après avoir pris le pouvoir avec l’appui de la majorité de la population (à 80 % musulmane) du Mali du Nord et le transformant en État sécessionniste avec Gao pour capitale, se dirigaient vers le sud pour unifier le pays entier et  imposer la charia.

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