Archives du mot-clé : Fini

juin 04

Dix, cent, mille coups d’Etat

Le coup d’État s’est en réalité produit il y a plusieurs années, depuis que les partis, qui sont des associations privées, sont parvenus à tout occuper ; les institutions, le gouvernement, la présidence de la République, les régions, les communes, les compagnies municipales, l’État parallèle, la Rai [radio télévision italienne – NdT], et dans  une certaine mesure aussi les journaux, les conservatoires, les théâtres, les  thermes.
Et ce sont donc eux les auteurs du coup d’État, même si ce dernier se montre de façon plus visible aujourd’hui, du fait que cette classe politique, assiégée par le malaise social, le Mouvement 5 Stelle, et par l’abstention, se serre les coudes. Ce n’est pas d’aujourd’hui que les diatribes, ou les luttes entre droite et gauche ne sont que des artifices, ou mieux, sont là pour permettre aux uns de s’emparer des postes de pouvoir, tandis que les autres occupent le sous-État.

Massimo Fini, sur Beppegrillo.it En savoir plus »

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avr 03

Démocratie, oligarchies et mafias : une savante cohabitation

Extrait du livre Le vice obscur de l’Occident & La démocratie et ses Sujets

[...] À chaque scrutin électoral, il n’y a qu’un seul perdant à coup sûr, et ce n’est pas la faction qui a perdu, mais bien le peuple festoyant, ainsi que celui qui est resté à la maison à ruminer sa rancoeur pour les mêmes raisons absurdes qui poussent l’autre à descendre dans la rue. Que ce soit le Milan ou l’Inter qui gagne, c’est toujours au spectateur de payer le spectacle. Quant aux joueurs, la plus grande part du butin va certainement aux gagnants, mais les prix de consolation ne manqueront pas pour les perdants. Il existe en fait entre les oligarchies politiques, peu importe ce qu’elles disent pour s’en défendre, un pacte tacite pour que le jeu ne dérive pas vers des conséquences extrêmes. Cela ne conviendrait à personne. Il y a toute cette vaste zone publique et semi-publique qui permet de consentir de justes avantages aux perdants, s’assurant ainsi que la prochaine fois si la partie s’inverse, la faveur sera rendue. Même si elles sont en compétition pour le pouvoir, les oligarchies politiques sont unies par un intérêt commun qui prévaut sur tous les autres : l’intérêt de classe. Celui de la classe politique, avec ses franges, la seule classe qui ait pratiquement survécu. En savoir plus »

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